dimanche 22 juin 2008

Notre petit miracle

C'est un miracle que la nature vous offre quand elle décide de vous accorder le droit d'être parents. Savoir qu'un jour une petite graine d'amour, comme disent Fripouille et Canaille, pousse dans votre ventre, grandit, prend des forces pour devenir ce petit Robidou, cette magnifique Crapule aux grands yeux bleus, qui vous sourit, vous cherche du regard, attrape votre doigt, se bat avec son ami Fifi le doudou, et vous réclame sa tétine à 2h du mat...
Oui c'est un très joli miracle que nous a accordé Dame Nature !
Chaque jour, quand mon fils fait sa piche pour que je vienne le prendre dans mes bras, chaque jeu où il se tortille, pousse des cris pour que nous recommencions à le chatouiller, à lui faire des papouilles sur le ventre, quand il ne me quitte pas des yeux pendant qu'il fait tempête dans le bain avec sa petite bouche grande ouverte d'extase, chaque instant est un instant précieux.
Mais voilà, la dure réalité a sonné à ma porte, cette réalité a pris la forme d'un scotish guy, un ancien collègue de Monchéri...
Cet après-midi ce gentil Monsieur est passé à la maison avec femme et enfants. Un dernier verre avant que tous autant que nous sommes ne quittions BME et ses chers déambulateurs...
Et c'est à l'instant précis où Scotish guy est entré dans l'appartement que j'ai découvert que mon fils est un ingrat.
Dure réalité...
Qui dit scotish dit langue anglaise... le Monsieur commence à gazouiller à tout va avec la Crapule (fils ingrat je vous le rappelle!) en anglais donc dans le texte...
Et La Crapule sourit... puis émet des sons...
il m'a fallu quelques secondes pour réaliser que les sons émis par la chaire de ma chaire n'étaient autre qu'un rire, un vrai rire, un rire comme il n'en avait fait jamais jusqu'à maintenant !
Dure réalité, mon fils cet ingrat a donc rit aux premières balivernes servies par un scotish guy, et non aux multiples bavouilles, bruits et autres gagateries faites par ses parents...
Dure réalité...

Mais qu'il était beau ce rire, tout doux, pas trop fort, mais si spontané, si gai...

Allez ma Crapule ingrate, quand recommenceras-tu ?
J'ai hâte de nouveau d'enregistrer dans mon coeur les doux bruits de ton bonheur.

1 commentaire:

Cely a dit…

Ben quoi ? Tout le monde s'accorde à reconnaître la désopilance de l'humour anglais, non ? Essaie de lui gazouiller du Shakespeare la prochaine fois...

[A moins qu'en plus d'un surdoué en géopolitique tu n'héberges également un brillant polyglotte ;o)]